EspressoBruxelles — quartier Alhambra — depuis 2023
Torréfiédans le fond.Servi devant.
Quatre Bruxellois, un torréfacteur dans l'arrière-boutique et un four qui tourne dès sept heures. On fait le café, on fait le pain, et on met dedans des cuisines qui viennent de loin.

Ce qu'on fait, en trois points
On aurait pu faire plus simple.
En 2023, on a repris un local vide d'une rue que le quartier évitait. On voulait un café où l'on serve un espresso sérieux sans prendre les gens de haut. Le reste s'est ajouté en marchant.
On torréfie nous-mêmes
Le torréfacteur est dans la pièce du fond, derrière le comptoir. On achète le café vert en petits lots, on le torréfie par dix kilos et on le vend au sachet une fois qu'il nous plaît. Quand un lot est fini, il est fini.
On cuisine tout ce qu'il y a dans le pain
Le pain sort du four le matin. Ce qu'on met dedans vient de Tokyo, de Hanoï, d'Athènes ou de Mexico. Ce n'est pas de la fusion pour la forme : c'est ce qu'on a envie de manger à midi.
On laisse la porte ouverte
Cupping public tous les jeudis à dix-huit heures, concerts au fond de la salle, une table longue où l'on finit par s'asseoir à côté de quelqu'un. Le quartier est entré, on ne l'a pas fait sortir.


La torréfaction
Dix kilos à la fois, jamais plus.
On ne torréfie pas pour remplir des rayons. On torréfie ce qu'on peut goûter, corriger et vendre en trois semaines.
On choisit
Des lots petits, achetés à des importateurs qui nous disent le prix payé au producteur. On refuse plus de cafés qu'on n'en accepte.
On torréfie
Deux profils par café : un pour l'espresso, plus long, un pour le filtre, plus court et plus clair. On note tout, y compris les ratés.
On goûte
Cupping tous les jeudis, table ouverte. Si le lot ne tient pas la tasse, il ne part pas au sachet.
On sert
Le café va d'abord sur la machine du comptoir. C'est le meilleur contrôle qualité qu'on connaisse : deux cents clients par jour.



« Un café qui n'est pas bon au comptoir ne sera pas meilleur chez vous. On préfère le savoir avant de le vendre. »
Le lieu
Une salle, une terrasse, beaucoup de chaises dépareillées.
Un mur de brique qu'on a laissé nu, un carrelage vert derrière le bar, des fanions en papier qu'on n'a jamais retirés depuis l'ouverture. Dehors, les chaises Tolix ont toutes une couleur différente parce qu'on les a chinées une par une.




Nous quatre
ÉléonoreLouisePierrePaul
On se connaissait avant. On a passé deux ans à visiter des cafés ailleurs en se disant qu'on ferait mieux, puis il a bien fallu s'y coller. Le financement participatif du quartier a fait le reste, et on a ouvert en janvier 2023.
Quatre associés, un local vide, et une rue que la Ville voulait voir revivre.

Venir
Rue Saint-Jean Népomucène 10
Horaires
- Lundi
- Fermé
- Mardi — vendredi
- 7h30 — 16h00
- Samedi
- 9h00 — 17h00
- Dimanche
- 9h00 — 15h00
Y aller
- Métro Sainte-Catherine — 4 minutes à pied
- Métro De Brouckère — 7 minutes à pied
- Villo! station Béguinage à l'angle





